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Edito

     

Dans un contexte international difficile, l'économie mondiale est particulièrement affectée par une crise sans précédent. Le Plan de relance décidé par le Président de la République a permis à notre pays d'être moins impacté que d'autres par la crise mais la situation de la France demeure fragile. Même si notre pays est sorti de la récession avant les autres pays européens, notre économie, malheureusement, détruit encore des emplois.

Cette situation impose audace, innovation et solidarité. Face au défi auquel est confrontée notre société les oppositions stériles et aveugles ne sont pas de mise, elles appartiennent au passé. Le rassemblement de tous est une impérieuse nécessité pour que la France gagne et il est regrettable que l'opposition reste focalisée sur des questions d'hommes et d'appareil, qu'elle en soit réduite à trouver un consensus uniquement sur la nécessité d'organiser des primaires ou à renier l'écologie sur l'autel de la démagogie sans jamais rien proposer.


La France est regardée de l'étranger comme un curieux pays où chaque réforme appelle une levée de boucliers dès son annonce et où chaque individu défend son pré carré. Un pays où les partis politiques d'opposition rejettent systématiquement toutes les réformes proposées avant même d'en connaître les modalités et les conséquences.


Un Plan de relance de 26 milliards est mis en place, l'opposition trouve que cela n'est pas assez, on fait un grand emprunt de 35 à 50 milliards, là c'est trop. Les socialistes et les Verts ont toujours rêvé de la taxe carbone, le gouvernement la met en place, ils ne la veulent plus. Logiquement la décision d'ouvrir la Poste à la concurrence initiée à l'époque par Michel ROCARD puis reprise par Lionel JOSPIN, conduit à modifier son statut pour affronter la concurrence, aujourd'hui ils s'y opposent, au risque de voir la Poste française disparaître.


Les réformes ne sont pas faites pour martyriser nos concitoyens mais pour retrouver croissance et épanouissement. Nous ne gagnerons cette bataille pas les uns contre les autres, mais ensemble !


Soucieux de l'intérêt de la France et des Français, le Gouvernement et la majorité continuent de réformer.


La réforme territoriale qui se met en place entraine aussi un nouveau à un déluge de contrevérités notamment que cette réforme est brutale, faite sans concertation. En fait c'est une clarification des compétences des collectivités.

Aujourd'hui, le mille-feuilles administratif est incompréhensible. En France on rajoute des structures à des structures sans jamais en supprimer. Il faut avoir le courage de simplifier, c'est le but de cette réforme en définissant deux pôles clairs:

- un pôle Région/Département

- un pôle communes/Intercommunalités

Il en va de l'efficacité de nos collectivités territoriales, de la préservation des acquis de la décentralisation et du renforcement des libertés locales.

Cette réforme va améliorer la performance de nos territoires et donner plus de force à la démocratie locale. Enfin, elle permettra des économies avec moins d'élus et moins d'administrations. C'est le contribuable qui s'y retrouvera et donc le pouvoir d'achat.


Autre réforme réclamée par tous depuis très longtemps c'est la réforme de la taxe professionnelle. Cet impôt, qualifié d'imbécile par François MITTERAND est unique au monde: il pénalise l'investissement et nuit à l'emploi. Supprimer cet impôt est une nécessité mais je comprends également les craintes légitimes des Maires à l'égard de la suppression d'une ressource importante pour les finances des collectivités territoriales. Aussi, la majorité parlementaire s'assurera que soient affectées en contre partie des ressources fiscales dynamiques et pérennes équivalentes. Si j'entends les craintes des Maires soucieux de leurs contribuables, je suis par contre effaré par le culot de l'opposition qui agite la hausse des impôts locaux pour s'opposer à cette réforme alors que souvenons nous en, ils n'ont pas hésité à augmenter les impôts de la Région de plus de 80%. Pour faire quoi? En tout état de cause que le service public vienne de l'Etat, de la Région, du Département ou de la Commune, le contribuable est toujours le même: le citoyen.


Heureusement les français ne sont pas naïfs ils comprennent que toutes ces réformes sont indispensables à l'avenir de la France dans une économie mondialisée. Quand à moi je préfère ceux qui agissent à ceux qui parlent aussi je regrette que la politique politicienne prenne le dessus sur l'intérêt de la nation. Ne comptez pas sur moi pour y participer.


Ce n'est pas le sommet de Copenhague qui me fera changer d'avis. La politique ne sort pas grandi de ce sommet. Il restera dans l'histoire comme marqué par l'égoïsme des intérêts nationaux à court terme. C'est un accord insuffisant mais c'est un premier pas. L'ONU est elle aussi la grande perdante de Copenhague. Elle n'a pu s'imposer mais a quand même jeté les bases d'un accord à minima, chose qui paraissait impossible il y a un an. A Mexico l'an prochain le seul choix sera de finaliser concrètement les engagements de Copenhague.

Comme en France, en Europe et dans le Monde il y a les tenants de l'immobilisme et les autres. Au lieu de se lamenter qu'il y a eu trop de « SARKOZY », les pays les plus fragiles doivent regretter le contraire.

Le monde traverse la plus grande crise économique depuis la seconde guerre mondiale et dans ce contexte il faut se féliciter que la France joue un rôle primordial de propositions et d'initiatives à l'échelle européenne et mondiale.

L'initiative du Président de la République pour obtenir rapidement un réel engagement chiffré et un contrôle efficace des décisions qu'imposent l'avenir de notre planète et de ses habitants, sera décisive.


Mettre tout en œuvre pour que 2010 nous apporte des bonnes nouvelles, doit être le fil conducteur d'une action volontariste.



Très sincèrement.

Jean-Marc ROUBAUD

Député du Gard

Maire de Villeneuve lez Avignon.